Les espèces animales et végétales dans leur milieu naturel et les animaux ou végéteaux disparus ou en voie d'extinction...

mardi, juillet 25, 2006

Les grenouilles arboricoles


La famille des dendrobatidés compte plusieurs genre, regroupant chacun plusieures espèces.
Les genres concernés sont Dendrobates, Phyllobates, Aromobates, Epipedobates, Colostethus et Minyobates.
Le genre Dendrobates est constitué de plusieurs espèces localisées du sud du Nicaragua au nord-ouest de l'Équateur, dans l'est de la Andes de la Colombie au nord du Pérou, au Surinam, en Guyane française et au Brésil. Dendrobates auratus a été de plus introduite à Hawaii.
Toutes les espèces de ce genre ont été inscrites à l'annexe II de la Cites afin de contrôler leur commercialisation.


Description: Les Anglo-Saxons regroupent les espèces de ces différents genres sous le nom de "poison frogs", ou "poison dart frogs". Ce nom populaire vient de la réputation toxique des ces petites grenouilles, que certaines tribus indiennes utiliseraient pour enduire de poison la pointe de leurs flèches (dart).
En pratique, seules 3 espèces de Phyllobates, dont Phyllobates terribilis, sont réellement dangereuses dans la nature. Les autres espèces provoques simplement des réactions d'irritations, surtout si le poison qu'elles sécrètent entre en contacte avec les muqueuses. Les Dendrobates ne méritent donc pas vraiment ce surnom de « poison dart frogs ».
Quand aux animaux du commerce, même les phyllobates, ils ne sont normalement pas dangereux. En effet, en captivité, ces grenouilles perdent l'essentiel de leur toxicité. C'est encore plus vrai pour les animaux nés en captivité. La théorie ancienne et dominante (mais longtemps pas vraiment prouvée) voulait que leur poison soit d'origine exogène, c'est à dire produit hors de leur corps. Il viendrait d'insectes eux-mêmes toxiques, dont ils se nourrissent. Personne ne faisant encore l'élevage de tels insectes pour nourrir ses pensionnaires, ceux-ci perdent donc assez vite leur toxicité.Début 2004, des travaux ont été publiés indiquant que la réalité est un petit peu plus complexe : les Dendrobates (comme les autres Dendrobatidés) ont effectivement besoin de se procurer les alcaloïdes de base pour leur poison dans les insectes qu'elles chassent. Mais elles n'utilisent pas tous les alcaloïdes ainsi collectés tels quels. Une équipe de chercheurs américains, menée par John Cover, de l'Aquarium National de Baltimore (États-Unis), a réussi à montrer chez des Dendrobates la présence d'une hydroxylase capable de transformer un alcaloïde donné en un composé cinq fois plus dangereux. Article.
Les Dendrobates font 2 à 6 cm (en moyenne 4 cm), et sont souvent très colorées. Ces couleurs, loin d'être un camouflage, sont un signal leur permettant d'être repérées par les prédateurs. Ceux-ci connaissent leur goût affreux, voir leur dangerosité, et les évitent donc.
Les Dendrobates vivent dans les forêts pluviales d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. Ils vivent surtout au niveau du sol. Certaines espèces ont un tempérament de grimpeuses, et montent volontier sur les arbres. Mais les Dendrobates ne sont pas véritablement des arboricoles.
Voici quelques espèces :
Dendrobates auratus vient d'Amérique centrale et du nord de la colombie. 3-4 cm.
Dendrobates azureus vient du Surinam, ou des régions brésiliennes frontalières. 4-5 cm.
Dendrobates leucomelas vient de certaines régions du Brésil, de Colombie, du Guyana, et surtout du Venezuela. 3-4 cm.
Dendrobates ventrimaculatus vient d'Amazonie péruvienne, équatorienne et régions limitrophes brésiliennes, ainsi que de la Guyane française. 2 cm.
Ces espèces vivent en plaine ou à basse altitude.


Liste des espèces
Dendrobates abditus Myers et Daly, 1976.
Dendrobates altobueyensis Silverstone, 1975.
Dendrobates amazonicus Schulte, 1999.
Dendrobates arboreus Myers, Daly, et Martinez, 1984.
Dendrobates auratus (Girard, 1855). Photos
Dendrobates azureus Hoogmoed, 1969. photos
Dendrobates biolat Morales, 1992.
Dendrobates bombetes Myers et Daly, 1980.
Dendrobates captivus Myers, 1982.
Dendrobates castaneoticus Caldwell et Myers, 1990.
Dendrobates claudiae Jungfer, Lötters, et Jörgens, 2000.
Dendrobates duellmani Schulte, 1999.
Dendrobates fantasticus Boulenger, 1884.
Dendrobates flavovittatus Schulte, 1999.
Dendrobates fulguritus Silverstone, 1975.
Dendrobates galactonotus Steindachner, 1864.
Dendrobates granuliferus Taylor, 1958.
Dendrobates histrionicus Berthold, 1845.
Dendrobates imitator Schulte, 1986.
Dendrobates lamasi Morales, 1992.
Dendrobates lehmanni Myers et Daly, 1976.
Dendrobates leucomelas Steindachner, 1864. photos
Dendrobates minutus Shreve, 1935.
Dendrobates mysteriosus Myers, 1982.
Dendrobates occultator Myers et Daly, 1976.
Dendrobates opisthomelas Boulenger, 1899.
Dendrobates pumilio Schmidt, 1857.
Dendrobates quinquevittatus Steindachner, 1864.
Dendrobates reticulatus Boulenger, 1884.
Dendrobates rubrocephalus Schulte, 1999.
Dendrobates sirensis Aichinger, 1991.
Dendrobates speciosus Schmidt, 1857.
Dendrobates steyermarki Rivero, 1971.
Dendrobates tinctorius (Schneider, 1799). Dendrobate à tapirer
Dendrobates truncatus (Cope, 1861).
Dendrobates vanzolinii Myers, 1982.
Dendrobates variabilis Zimmermann et Zimmermann, 1988.
Dendrobates ventrimaculatus Shreve, 1935. Dendrobate à ventre tacheté
Dendrobates vicentei Jungfer, Weygoldt et Juraske, 1996.
Dendrobates viridis Myers et Daly, 1976.
Dendrobates virolinensis (Ruiz-Carranza et Ramirez-Pinilla, 1992).

Trouvé sur Wikipédia, donc il suffit de cliquer sur un lien pour se trouver sur Wikipédia.

lundi, juillet 24, 2006

La tortue Luth

Alimentation: La principale raison pour laquelle la tortue luth migre vers le nord est pour se nourrir de méduses, sa principale proie. La tortue luth se nourrit aussi d’autres organismes à corps mou, comme des salpes. Les salpes sont des invertébrés marins à corps transparent et gélatineux en forme de tonneau qui flottent au gré des courants. Comme toutes les autres tortues, la tortue luth est dépourvue de dents. Elle possède cependant deux cuspides, ou parties pointues, une en haut et une en bas, lui permettant d’attraper ses proies. Des épines pointues orientées vers l’arrière tapissent son œsophage, ou gosier, dans le but de lui aider à se nourrir. Selon les scientifiques, ces épines aident la tortue luth à retenir les méduses capturées et à les déchiqueter alors que ces dernières sont refoulées vers l’estomac.

Reproduction et naissance: Comme c’est le cas pour presque tous les reptiles, la tortue luth provient d’œufs pondus sur la terre. Elle favorise les plages de l’île de la Trinité, de la Guyane française, du Surinam, de l’île Sainte Croix et des îles Vierges américaines, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, du Mexique, de la côte pacifique du Costa Rica, d’Irian Jaya et du Gabon pour nicher. Elle ne niche pas au Canada, alors qu’aux États-Unis, elle niche en Floride et, à l’occasion, en Géorgie. Les tortues ne viennent sur la terre que pour pondre, et les femelles sont les seules à nicher. Les mâles n’y reviennent jamais après leur naissance. L’accouplement se passe en mer. La tortue luth pond tous les deux ou trois ans. Dans l’Atlantique, les pontes ont lieu de mars à juillet, à intervalles d’environ dix jours, et se répètent en moyenne six fois au cours de la saison, alors que dans le Pacifique, les pontes ont lieu de septembre à mars et se répéteraient moins de cinq fois. Pour pondre leurs œufs, presque toutes les femelles reviennent à leur plage de naissance. Prête à pondre, un processus qui dure entre une heure et demie et deux heures, la femelle se traîne sur le rivage, habituellement au milieu de la nuit. Sa difficulté à se déplacer sur terre est proportionnelle à son agilité dans l’eau. Elle se hisse lentement vers la plage à l’aide de ses nageoires antérieures, ne s’arrêtant que lorsqu’elle trouve un endroit qui lui semble adéquat pour creuser un nid. Il arrive souvent qu’une tortue construise son nid à un endroit qui sera recouvert à marée haute, ce qui entraîne la mort de nombreux œufs.
La construction du nid commence par le balayage de l’emplacement choisi de sorte à ce que la tortue puisse s’y loger. Elle creuse ensuite, à l’aide de ses nageoires postérieures, une dépression profonde pour les oeufs, habituellement aussi profonde que la longueur des nageoires postérieures. Une fois le nid creusé, elle pond ses oeufs, ceux-ci étant de la grosseur approximative de balles de billard et recouverts d’une coquille caoutchouteuse, si bien qu’ils s’amassent dans le nid, les uns par-dessus les autres, sans se casser. La tortue luth pond de 60 à 90 oeufs fertiles qui sont recouverts de plusieurs œufs infertiles. Certains scientifiques croient que ces oeufs « factices» aident à prévenir l’ensablement des œufs fertiles, ce qui permet à l’oxygène de circuler autour de ces derniers. Après avoir évacué tous ses oeufs, elle couvre le nid de sable et tasse ce dernier à l’aide de ses nageoires postérieures. Elle brouille ensuite l’emplacement en effectuant des mouvements de balayage à l’aide de ses nageoires antérieures avant de se diriger vers la mer. Même si elle réussit à camoufler son nid, elle trace avec son corps et ses nageoires antérieures une piste inévitable du lieu de ponte jusqu’à la mer. Les oeufs éclosent de 60 à 65 jours environ après la ponte. Les nouveau-nés restent enfouis dans le sable pour un certain temps après l’éclosion, le niveau d’oxygène y étant suffisant pour assurer leur survie. Ils commencent leur ascension vers la surface en se bousculant pour déloger le sable du plafond et des parois du nid qui, en se déposant sur le fond, les force lentement vers la surface.
Ils émergent habituellement du nid avant l’aube. Les jeunes tortues mesurent typiquement de 5,1 à 6,8 cm de longueur. Elles sont noires, et les crêtes sur leur carapace sont clairement bordées de blanc. Après être sortis du nid, les nouveau-nés cherchent le point le plus brillant de l’horizon, qui est normalement la mer reflétant la lumière du ciel. La descente vers la mer est dangereuse. Sur la plage, ils sont des proies faciles pour les ocypodés, les goélands et mouettes, les corneilles, les vautours, les faucons et les coatis (un mammifère de l’Amérique du Sud ressemblant au raton-laveur). Si leur nid est situé sur une plage ayant une zone exploitée ou à proximité d’une zone exploitée, telle qu’un centre de villégiature, ils peuvent découvrir que le point le plus brillant de l’horizon n’est pas la mer, mais plutôt la lumière provenant de cet endroit. Désorientés, ils s’éloignent de la mer plutôt que vers celle-ci, ce qui augmente les risque de prédation et de déshydratation avant qu’ils n’atteignent la mer. Après avoir atteint l’eau, les jeunes tortues sont la proie des pieuvres, des requins et d’autres gros poissons. Où vont les tortues entre l’entrée en mer des jeunes et le retour des femelles aux plages de nidification? Voilà un autre mystère! Non seulement est-il extrêmement rare de voir des juvéniles, mais la biologie, la répartition et les habitudes des jeunes tortues sont méconnues. De récentes recherches suggèrent toutefois que les nouveau-nés restent en eaux tropicales jusqu’à ce que leur carapace mesure un mètre de longueur.
Pour plus de renseignements sur la tortue Luth: ici.

Dodo

Voici une nouvelle photo de dodo: il est probablement reconstitué, car sa disparition date de trop longtemps, mais il a l'air empaillé... A vous de voir.

Le tamarin soyeux ou Singe lion doré

Il y a 30 ans, le tamarin soyeux était au bord de l'extinction. Ce minuscule singe à la crinière de lion est l'un des plus jolis primates qui existent au monde, mais c'est aussi l'un des plus rares. Une rareté qui s'explique par sa capture illégale et la destruction massive de son habitat, la forêt tropicale humide brésilienne. L'exploitation forestière et l'extension de la population humaine représentent une menace pour leur survie. Alors que l'espèce était menacée depuis la fin des années 60, grâce aux programmes de réintroduction menés par les zoos, sa population a augmenté. Elle est aujourd'hui estimée à 1 000 individus, contre 200 en 1970. Heureusement que les programmes de protection internationaux mis en place ont permis d'assurer au tamarin soyeux un avenir moins incertain...
Il mesure de 20 à 33 cm, en plus d'une queue de 31 à 40 cm. Il pèse entre 360 et 710 g. Une crinière orangée encadre sa petite bouille ronde, d'où son nom. Son corps est recouvert d'un plumage long et soyeux. Discret, ce singe passe son temps perché a 30 m de haut.
La femelle donne naissance à des jumeaux. Le papa s'en occupe et les transporte sur son dos jusqu'à ce qu'ils aient 3 mois et puissent se débrouiller seuls...

Le pic à bec d'ivoire

Les Caraïbes abrittent encore quelques pics à bec d'ivoire, que l'on croyit disparus...
Le Pic à Bec d'ivoire, Campephilus principalis, le second plus grand pic du monde, fait partie de ces oiseaux mythiques que tout Ornithologue désirerait observer, ne serait-ce même qu'une seconde. Mais malheureusement, étant donné l'absence de données fiables depuis plus de 60 ans, l'IUCN (Union Mondiale pour la Conservation de la Nature) avait officiellement déclaré l'espèce éteinte en 1996.
Plusieurs expéditions, comme celle de la Cornell University en mars 2002, avait tenté en vain de recueillir des indices de la présence de l'oiseau dans les vieilles forêts inondées de Cyprès chauves du Sud-est de États-Unis, son habitat de prédilection. Mais l'échec avait toujours été au rendez-vous.
Des amateurs annoncent de temps en temps avoir aperçu l'oiseau, mais il s'agît la plupart du temps d'une confusion avec une espèce proche mais plus petite et assez répandue, le Pic chevelu (Dryocopus pileatus). Mais une observatrice, Mary Scott, a observé en 2004 en Arkansas un mâle de Pic à bec d'ivoire et a transmis l'information aux ornithologues de l'université Cornell. Selon le site officiel www.ivorybill.org, la première observation (furtive) a été effectuée le 11 février 2004 par un "kayakeur" dans la Cache River National Wildlife Refuge of Arkansas.
Le Cornell Lab of Ornithology et l'association The Nature Conservancy ont ensuite créé une structure, la Big Woods Conservation Partnership pour assurer la protection de la zone et étudier l'oiseau. Les scientifiques ont effectué de nombreuses observations, réalisé une courte vidéo de qualité médiocre, et de possibles enregistrements du fameux "double coup" typique du pic à bec d'ivoire. Ces preuves ont permis de confirmer qu'au moins un pic survivait dans les Big Woods du delta du Mississippi (Arkansas).
La Nature Conservancy a protégé plus de 18 000 acres des Big Woods près des Cache River et White River national wildlife refuges depuis la découverte. En 10 ans, le but est de restaurer 20 000 acres supplémentaires dans les Big Woods.
Description du Pic à bec d'ivoire: Longueur : 48 à 53 cm.- Envergure : moins de 1 m.
Description : Le Pic à bec d'ivoire Campephilus principalis est le second plus grand pic du monde. Le bec est blanc ivoire, tandis que les pattes sont grises. L'oiseau est noir avec des bandes blanches très visibles sur les côtés du cou. Les ailes possèdent deux larges taches blanches. Les mâles ont une huppe rouge vif.
Le tambourinement est très puissant, et un individu serait capable de creuser un trou de 12 cm de profondeur en moins d'une minute !
Autrefois répandu (mais peu commun) dans les vieilles forêts des États-Unis et de Cuba, il a été offciellement considéré comme éteint en 1996.

Arbre abîmé par un pic à bec d'ivoire
Trouvé ici.

dimanche, juillet 23, 2006

Le tambalacoque



Tambalacoque Sideroxylon grandiflorum

Endémique de l'île Maurice, le tambalacoque (Sideroxylon grandiflorum) est un arbre d'une grande longévité de la famille des Sapotacées dont les graines ne peuvent germer qu'après ingestion par un oiseau. Son nom scientifique a longtemps été Calvaria major.
En , on a établi que l'espèce était en voie de disparition. Il ne restait alors que 13 spécimens, tous âgés de 300 ans. Face à cet état de fait, le professeur américain Stanley Temple défendit l'explication selon laquelle seule l'ingestion des graines du tambalacoque par le ddodo de l'île Maurice, disparu au XVII siècle, pouvait permettre leur germination.
Il fut par la suite démontré qu'on pouvait parvenir au même résultat en les faisant manger par des dindons américains. Si ceux-ci ne sont guère intéressés par les fruits du tambalacoque, ils sont bel et bien tentés par les graines. Ces dernières germent après être passées dans leur gésier.
Par ailleurs, la nécessaire intervention du dodo dans le processus naturel de germination a été contestée, certains auteurs estimant que la prétendue disparition de l'arbre avait été exagérée, d'autres suggérant que plusieurs tortues, pteropodidés ou perroquets indigènes disparus (tiens eux aussi) participaient auparavant à la dispersion des graines.
Experts du milieu naturel mascarin, Strahm et Cheke ont surtout établi que si les tambalacoques sont effectivement plutôt rares, de nombreux spécimens ont poussé depuis la disparition du dodo, pas seulement treize. La raréfaction de l'arbre pourrait être due à la concurrence avec les autres plantes et à l'introduction de cochons sauvages et de singes dans l'île.
En tout cas, des techniques manuelles permettent depuis lors d'obtenir la germination des graines du tambalacoque. L'espèce est donc sauve, même si les nouveaux spécimens n'ont pas encore donné de graines...
Voici un article publié dans lexpress:
PLUS que centenaire, le “tambalacoque”, est unique dans le village de Petit-Raffray, voire de la région, expliquent des habitants du village. C’est ainsi qu’ils veulent à tout prix préserver le “sideroxylon Grantdislorum” qui est en voie de disparition. John Maurimootoo, de la Mauritius Wildlife Society, a souligné qu’il n’existe que quelques arbres sur la côte Ouest (dans la région de Rivière-Noire). Ces arbres sont très résistants aux cyclones et celui de Petit-Raffray en a d’ailleurs vécu plusieurs. Selon John Maurimootoo, le “tambalacoque” est associé au dodo. C’est à travers son excrément, que la plante germe, explique-t-il. Ainsi, avec l’extinction du dodo, le “tambalacoque” a également disparu. A Petit-Raffray, plusieurs légendes sont associées à cet arbre. La peur s’installe chez certaines personnes dès qu’un attroupement se forme non loin de l’arbre pour des “services”. De plus, de temps en temps, les signaux des bateaux venant de Grand-Baie se reflètent sur l’arbre. Là, c’est le démon habitant le “tambalacoque” qui se manifeste !

Le Dodo ou Dronte ou Solitaire de l'île Bourbon

Une espèce endémique:
Appelé aussi dronte, cet oiseau n'est pas capable de voler, ni de courir, ou alors chasser. Il ne sait même pas se cacher ! Découvert en 1507, il disparut en 1680. (la première description date de 1598.)
Une espèce ancestrale: dodo fait partie de la même famille des pigeons, les raphidés. Il ressemble à une grosse dinde de 70cm et de 14Kg. Il a deux pattes jaunes et un plumage sobre le recouvre d'un épais duvet ondulé. Sa tête est déplumée pour qu'il puisse être sec même en temps de pluie. Son long bec jaune est courbé en sa pointe, sûrement pour creuser et trouver des insectes, ou ouvrir les fruits et en manger la chair. Des débris de l'île de France extraits des laves assurent que l'existence antérieure du dodo a l'homme.
Une espèce d'oiseau: dodo de Maurice, appelé aussi dronte, avait la plus mauvaise réputation : sa chair était infecte, son attitude grotesque et son apparence repoussante. Le solitaire de Rodrigue vivait seul mais était très nombreux dans cet archipel, c'était le plus rapide. Quant au solitaire de la Réunion, dont ces plumes tiraient vers le jaune, il avait une chair si appétissante que Carré écrit en 1608 "Sa chair en est exquise : elle fait un des meilleurs mets de ce pays". Des récits parlent d'un oiseau bleu qui ressemblait au dodo et qui vivaient dans les hauts de la Réunion, mais aucune trace n'a été découverte. Plus étrange encore, on parle d'un mystérieux dodo blanc de la réunion au début du 17e siècle.
Une espèce menacée: premiers colons ne prirent pas longtemps à chasser le dodo. "Dix hommes purent en prendre assez pour nourrir quarante hommes pour un jour" (Castelon 1613). L'animal n'est pas habitué aux prédateurs, il vivait comme un pacha sur ses îles tropicales. Ils se faisait attraper à coup de canne ou même à la main. Les colons n'avaient aucune pitié, tout était bon : œuf, adulte et même les poussins ! Ils en chargèrent les navires comme réserve de nourriture A ce rythme, le dodo n'a pas survécu longtemps. Il disparait au fur et à mesure que les hommes s'installent.
Une espèce disparue:dernier spécimen venant l'île bourbon est mort sur un navire français rentrant au pays. Contes et légendes alimentent le mystère du dodo disparut en 1755. Cinquante ans plus tard, on parlait déjà de légende en métropole. Mais les créoles et les marins se souviennent bien de ce gros oiseaux au bec difforme et aux pattes à peine assez grosses pour soulever son corps gras et volumineux. Durant le 20e siècle, l'espace naturel de vie des animaux a considérablement diminué. Des espèces, mêmes résistantes succombent sous le poids de la pollution de la nature par l'homme. La biodiversité est menacée, il faut réagir.

Le couagga


Cela fait bien longtemps que le dernier des couaggas a cessé de trottiner dans les plaines d'Afrique australe. A vrai dire, c'est dans les brumes du Nord que l'ultime représentante de ces étranges zèbres bruns est morte, un 12 août 1883, au zoo d'Amsterdam. De cet équidé rustique il ne reste plus aujourd'hui que 23 peaux naturalisées conservées par des muséums du monde entier. Pourtant, de ces descentes de lit à rayures viendra peut-être la résurrection. Disparu sous les balles des fermiers blancs, qui voyaient en lui une funeste engeance, dévorant gloutonnement leurs pâturages à biquettes et moutons, le couagga pourrait en effet renaître des efforts de Reinhold Rau, un taxidermiste sud-africain du muséum du Cap.
L'animal éteint passionne depuis longtemps un petit carré de scientifiques: alors que certains estiment que le couagga, en tant qu'espèce à part entière, a disparu corps et biens au même titre que le mammouth, le dodo ou le tigre de Tasmanie, d'autres sont persuadés qu'il s'agit d'une sous-espèce du zèbre de plaine. La distinction n'est pas que de pure forme: en mariant des individus choisis pour leur similitude morphologique avec le couagga, on pouvait rêver de faire naître un poulain fort ressemblant.

Au début des années 1970, l'empailleur Rau démonte et restaure le poulain naturalisé du musée d'Histoire naturelle de Johannes- burg. Sur la peau, il découvre des fragments de tissus. Dix ans plus tard, l'analyse ADN des mitochondries contenues dans les cellules, réalisée avec l'aide d'un généticien expert en équidés du zoo de San Diego (Californie), Oliver Ryder, démontre ce que Rau a toujours pressenti: le couagga est une sous-espèce; son patrimoine génétique est donc encore présent, à l'état latent, dilué dans la population des zèbres de plaine. En 1986, Rau lance le Quagga Breeding Project (projet de multiplication des couaggas), sous l'égide du muséum du Cap. Rau sillonne le parc d'Etosha, puis le Kwazulu-Natal, pour sélectionner neuf équidés parmi des milliers de zèbres de Burchell. Caractéristiques retenues: une robe tirant sur le brun, des rayures estompées… Aujourd'hui, le cheptel comporte 83 zèbres, et la quatrième génération tient ses promesses. Au fil des croisements, le couagga l'emporte sur le zèbre. Les scientifiques estiment néanmoins qu'il faudra attendre encore trente ans pour que l'on puisse considérer l'espèce comme tirée d'affaire...

Le thylacine ou tigre de Tasmanie


Les thylacinidés (loups marsupiaux) étaient des prédateurs ressemblant à des chiens. Ils appartiennent au groupe des dasyuromorphes. Le plus récent, Thylacinus cinocephalus, également baptisé tigre de Tasmanie, a survécu sur le continent australien jusque voici 3 000 ans. Sur l’île de Tasmanie, il a survécu jusque dans les années 30. [Il est officiellement reconnu comme une espèce disparue depuis 1936.]
Le thylacine fut découvert par les Européens en 1805, mais ses mœurs et son physique étant proche du loup, les pionniers européens l'exterminèrent, d'autant plus qu'il s'attaquait aux moutons et aux volailles. Parallèlement, les chiens sauvages tuaient trois fois plus d’ovins.Des primes furent accordées à ceux qui ramenaient les dépouilles. En 20 ans, 2 184 loups marsupiaux furent abattus.
C’était le plus grand des marsupiaux carnivores récents. Il pesait entre 20 et 30 kg. Le mâle était plus grand que la femelle avec une longueur pouvant atteindre 1,80 m pour 56 cm de haut au garrot. Sa gueule pouvait s'ouvrir à 120°, et il était pourvu de 46 dents.

Le dernier thylacine en liberté fut abattu en 1931 et le dernier en captivité mourut le 7 septembre 1936 au Zoo de Hobart en Australie, le responsable avait oublié de fermer le toit de sa cabane et il mourut au soleil, à cause de la chaleur, à 13 ans.
Beaucoup de témoignages ont été faits concernant le thylacine, des dizaines de personnes affirment avoir revu des loups marsupiaux, et, pour en avoir le coeur net, un magazine Américain offre une récompense de 1, 25 millions de dollards [environ 750 000 euros], à qui pourrait prouver qu'il existe encore des tigres de Tasmanie.
Des chercheurs australiens pensaient, grâce à des manipulations génétiques, pouvoir faire renaître le thylacine. L'ADN issu d'un foetus conservé dans de l'éthanol avait pu être reproduit avec succès et cela rendait théoriquement possible, d'ici une dizaine d'années, la résurrection de cette espèce. Il restait à introduire un fragment de cet ADN dans les cellules sexuelles d'un autre marsupial qui aurait servi de mère porteuse. Mais, en février 2005, le Muséum d’Australie a renoncé au clonage du tigre de Tasmanie. Le nouveau directeur estime que le matériel génétique dont dispose le musée est trop abîmé pour permettre le clonage de l’animal. Certains estiment que ce projet est irréalisable. Ce n’est pas l’avis du Pr Archer, initiateur du projet, qui espère que son idée pourra un jour être menée à bien ailleurs qu’au Muséum.

http://www.dinosoria.com/ [pour une photo du foetus et une partie de l'article]
http://fr.wikipedia.org/
Pour voir des films de thylacine allez ici . C'est tellement triste de les voir gratter la grille et de se rendre compte qu'ils sont tous morts...